quatorze ans de coups de dents contre un projet inutile

Nous connaître


Le territoire que nous défendons du goudron et du béton :

A 15 km d'Orléans en remontant le fleuve, premier grand espace naturel non urbanisé
de part et d'autre, il est composé des rives de la commune de Mardié sur une longue séquence
de Loire sauvage et des plaines et bois du domaine de Latingy. Pour survoler Latingy avec Geoportail de l'IGN, inscrire Mardié, confirmer Mardié 45 -Loiret, puis naviguer vers le sud-est...
D'une qualité tout à fait exceptionnelle, aussi bien sur le plan des paysages que pour la diversité de ses milieux naturels, il abrite une faune sauvage très riche ; avec notamment plus de cent espèces d'oiseaux sauvages, des dizaines d'espèces d'Odonates etc. Au total, au moins vingt espèces rares protégées.

L'inventaire de cette faune, ainsi que les observations naturalistes faites sur le site, qui concernent notamment le Balbuzard pêcheur maintenant implanté à Latingy, sont diffusés sur un "blog" MARDIEVAL biodiversité :

___>>> Lien vers le blog



Partie intégrante du Patrimoine Mondial de l'Humanité désigné par l'UNESCO,
ce territoire est classé maintenant par l'Europe Zone de Protection Spéciale Natura 2000,
au titre de la directive Oiseaux - son avifaune est exceptionnelle -, et Site d'Importance Communautaire au titre de la directive Habitats.
Il doit être impérativement préservé de toute atteinte, et nous travaillons à le valoriser pour un public désireux d'une approche curieuse mais respectueuse des milieux naturels.


Par ailleurs, le contexte hydrogéologique est tout à fait particulier : de nombreux "bîmes" ouvrent des pertes dans le substratum karstique vers un lit souterrain de la Loire. Celui-ci alimente une résurgence à La Source qui apporte environ 90% du débit de la rivière Loiret.
Le fonçage à cet endroit de sept piles de pont fondées à -35m serait, à lui seul, de nature à perturber gravement les conduits souterrains.



Mais il y a plus grave. La tête de pont sud est localisée malencontreusement dans le projet à quelques mètres d'une ancienne carrière, la "Sablière Mauger".
Une crue sévère en décembre 2003 l'ayant submergée, il s'y est ouvert un gouffre important, tandis que le cordon de terre qui la séparait de la Loire s'effondrait.
Dès l'été suivant, le Loiret retrouvait une alimentation d'étiage inconnue jusque là, en conjonction vérifiée avec les entrées d'eau dans l'ancienne sablière.
Un tel aléa devrait, parcequ'il constitue une menace directe sur la rivière emblématique, soit faire l'objet d'investigations scientifiques précises, soit susciter la mise en oeuvre immédiate du "principe de précaution". Et proscrire le passage en ce lieu.

>>> Lire à ce sujet la Lettre du castor N°53  à télécharger en .pdf 



Une histoire "verte" :

La pression de l'urbanisation le long du Val de Loire est ancienne. Dans la région orléanaise, l'industrialisation s'y est ajoutée dans les dernières décades du 20è siècle ; puis les transports par camion ont envahi le réseau routier et les bourgs, et leurs "bases logistiques" se sont multipliées plus récemment, avec le soutien actif des autorités locales, jusqu'à occuper 2 millions de m² de hangars autour d'Orléans ! Et ce n'est pas fini !
Or depuis 1974, dans l'organisation par un SDAU de l'agglomération orléanaise, Mardié a été une des rares communes à écarter la course aux zones d'activités ou de logistique, et a choisir une préservation de son environnement naturel et agricole dans le cadre d'un classement en "coupure verte". Celui-ci, confirmé dans le Schéma Directeur de 1993, se retrouve dans le SCOT en 2008 sous la dénomination de "Ceinture verte" avec des obligations de préservation.
Avec ses modestes moyens, le village a entrepris la mise en valeur d'un patrimoine de qualité incluant notamment à l'Est la rive nord de la Loire, paysage somptueux, et les plaines et bois de Latingy ; ainsi que, par ailleurs, un tronçon intéressant du Canal d'Orléans.
Les rives de Loire ont accueilli de plus en plus d'activités de randonnées et de loisirs "verts", et des projets de mise en valeur respectueuse et d'animation contrôlée sont en cours de préparation. C'est le choix clair des citoyens de Mardié et de leurs élus, confirmé par les élections locales de 2008... et c'est le nôtre, résolument !


Les menaces apparues il y a quinze ans :

A l'inverse, un peu plus à l'est de Mardié, un bourg industrieux et un bourg commerçant, implantés historiquement de part et d'autre d'un pont sur la Loire, voyaient leur prospérité s'affirmer avec les développements économiques liés à ce franchissement : Saint-Denis-de-l'Hôtel et Jargeau. Leur pont, affaibli par l'embâcle de 1985, a du être reconstruit à neuf en 1988... au milieu des bourgs, car à juste raison, les commerçants ne voulaient en aucun cas perdre leurs clients !
Cependant une déviation de ces bourgs et un nouveau pont étaient d'ores et déjà envisagés, et leurs emplacements "réservés" dans les POS à l'est des villages (au lieudit "Faujuif").
En 1996, "TouTenCamion", maître du Loiret, venait d'ordonner la réalisation de ce projet, utile essentiellement aux transporteurs et aux logisticiens; Mais il décida brusquement d'en exonérer les communes bénéficiaires, adeptes du fameux principe "NIMBY-INBY", pour l'imposer aux communes voisines, innocentes et qui n'en voulaient pas !

>>> voir le passage sur Mardié  1  ou l'emprise sur Latingy  2 

Et depuis quinze ans, avec une obstination... pharaonique, il a multiplié commandes d'études incomplètes et faussées, et concertations qui ne devaient changer rien à rien, simplement parce qu'il était obligé d'apporter des semblants de justifications à sa décision irrévocable, mais aussi pour se prémunir des recours en maintenant jusqu'au bout l'illusion d'une variante possible. D'une variante, pas d'une alternative ! Jamais aucune alternative n'a été envisagée et comparée, ce qui est exigé maintenant par les Lois Grenelle dans toute étude d'impact mise à l'enquête publique pour l'obtention d'une D.U.P.
En 2008, Eric Doligé voyant son opération "plantée" décide de s'en défausser sur le privé, en faisant "justifier" par INGEROP la passation d'un PPP (Partenariat Public-Privé) : Transfert de la maîtrise d'ouvrage pour 30 ans à un major du BTP qui devrait finaliser les études (avant-projet, impact...), réaliser et "gérer" les ouvrages, et les financer dans des conditions obscures en faisant payer un "loyer" au Département.
Lâche abandon des prérogatives de la Collectivité publique, engagement dans une "usine à gaz" (dixit Philippe Seguin, président de la Cour des Comptes) qui ferait peser de graves menaces financières sur les générations futures ! Coût prévisionnel à la sortie : plus de 200 millions d'€, ce qui est d'autant plus inacceptable, en période de restrictions budgétaires, que deux autres déviations similaires sont programmées à la suite sur Baule et sur Sully-sur-Loire.


Pour revenir en haut de page
logo association mardieval