Nos combats


La dent dure, toujours plus dure, durablement.

Il y a beaucoup de manières de faire valoir ses droits dans notre douce France au régime dit de "démocratie" : La concertation (légale) ; la voie judiciaire (le Tribunal Administratif) ; la manifestation de rue pouvant aller jusqu'au rapport de forces ; la pétition ; le "lobbying" ; l'intervention dans les enquêtes publiques ; la médiatisation ; la justice Européenne. Sans compter la mise en place éventuelle de nouvelles mesures de protection susceptibles de créer de nouveaux droits.
Dès 1998, en l'absence de toute concertation, nous avons été au Tribunal pour casser une décision marquée de plusieurs excès de pouvoir. Deux ans ont suffi pour que le T.A. n'examine pas notre recours, le cabinet de l'avocate Corinne Lepage, connue pour son militantisme écologique (ah bon!), ayant soufflé aux puissants (ses clients) que "la décision, non décisionnelle" (incroyable mais vrai!), ne pouvait nous faire grief !
Mais le Département fut alors "condamné" par le Préfet à programmer des études comparatives un peu plus sérieuses, assorties des concertations légales... qui avaient été soigneusement "oubliées" jusque là !
Les concertations, pourtant rigoureusement bordées, n'ont jamais réellement fissuré le bloc des opposants au pont sur la Loire. Concertations unilatérales, donc inutiles : signe de surdité, à l'instar d'autres alternatives "douces" écartées d'emblée, le tracé alternatif près de Châteauneuf, souhaité par cette commune et soutenu par un large consensus de mairies et d'associations, n'a jamais été pris en considération dans les études "comparatives".
Deux recours au Tribunal administratif de notre part ont menacé sérieusement le choix du tracé ouest sur Mardié (le même que le choix initial, évidemment !), mais après des mois d'échanges de mémoires, ils ont été écartés comme "irrecevables" : les décisions du Conseil général seraient "non décisionnelles" (sic), donc ne nous feraient pas grief, donc seraient inattaquables... même si tout à fait irréspectueuses des lois !!!
Au pire, nous contesterons sans complaisance et jusqu'au bout l'éventuelle DUP... toujours reportée à l'année qui suit dans le vain espoir que nourissent les porteurs du projet de contourner les protections de NATURA 2000. En plus, la justice Européenne se montre beaucoup beaucoup plus exigeante que la France sur la réalité de l'Utilité Publique... qui, en l'occurence, est loin d'être avérée !


Les manifs, les pétits,

En chloroformant la concertation et en nous disqualifiant par peur de l'arbitrage du Tribunal sur le fond des contestations, la collectivité nous a contraint aux autres moyens d'action... Ce qui a conduit tous les opposants à se regrouper en collectif, puis à communiquer, puis à organiser des manifestations publiques...
Effets positifs pour les opposants : la solidarité intercommunale et interassociative renforce les potentiels de défense locales, comme on l'a vu pour l'enquête publique de Donnery ; et les vues cumulées déjouent les tentatives de dissimulation de l'exécutif départemental en faisant apparaître l'objectif commun de toutes ces "petites" opérations : d'où une forte mobilisation contre le "grand Contournement Routier d'Orléans" .

Un projet d'ensemble reconnu grâce à la "consolidation" de plusieurs opérations contestées, que Doligé voulait présenter et gérer comme des pointillés isolés !
La pétition a réuni, quand même, plus de 10 000 signatures !
A noter l'implication forte des agriculteurs, qui refusent le fractionnement brutal de leur espace vital, au côté des habitants des bourgs.

A propos de pétitions, celle qui est spécifique à Mardié est à télécharger ici. Merci de prendre le temps de la signer et de la faire signer: elle nous serait hyper-utile si un jour intervenait une "Enquête d'utilité publique" !


En 2005, une militante de l'association saisit la Commission des pétitions du Parlement européen des atteintes à NATURA 2000 qui nous menacent. Démarche décisive : Notre pétition est prise en considération, instruite par la Commission européenne qui questionne Etat et Département. En janvier 2007, une audience à Bruxelles concernant six pétitions connexes émanant du Loiret met le Président Doligé en difficulté. En octobre, une délégation parlementaire vient sur place visiter les sites et rencontrer les "acteurs". S'ensuit un rapport demandant au CG45 de "réviser ses plans concernant le franchissement envisagé à Mardié". En septembre 2008, le Parlement européen confirme ses exigences dans le Rapport Hammerstein voté à la quasi-unanimité.
Tous les détails sur ces évènements dans "aujourd'hui"
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Oiseau rare et protégé, notre ami !

Le volet ornithologique est ici particulièrement important, le Val de Loire se conjuguant à la Forêt d'Orléans voisine pour constituer un écosystème complet, qui offre, notamment à des migrateurs recherchés, un grand potentiel de nidification et d'alimentation (Un site associé devrait bientôt présenter tout le patrimone naturel et paysager menacés).
Le classement, suivant les directives européennes transposées dans le droit français, en Zône de Protection Spéciale NATURA 2000 oblige tout maître d'ouvrage à réaliser une Etude d'Incidence sur l'Environnement (E.I.E.) sur la base d'un inventaire complet des espèces et des habitats.

(Voir aussi le Dossier "NATURA 2000" ).
L'EIE, réalisée "à la sauvette" par les Naturalistes Orléanais en 2005 a néanmoins jugé que le tracé sur Latingy n'était pas envisageable. Ces conclusions ont été dissimulées et piétinée par l'exécutif départemental qui a fait voter l'inverse par l'assemblée.
Nous avons fait réaliser par des professionnels un "contre-inventaire naturaliste" : 100 espèces d'oiseaux sauvages peuvent être rencontrées sur le territoire menacé, dont plus de dix de la "liste rouge" de l'Europe ; 23 espèces d'Odonates dont plusieurs protégées ; d'autres espèces protégées également parmi les Mammifères, les Chiroptères et les Papillons. Le site est notamment un lieu de pêche très fréquenté par le Balbuzard pêcheur, et un lieu de nidification pour les Sternes et les Hirondelles de rivage.

Notre inventaire, ainsi que les observations naturalistes qui continuent à être faites sur le site, qui concernent notamment le Balbuzard pêcheur maintenant implanté à Latingy, sont diffusés sur un "blog" MARDIEVAL biodiversité :

___>>> Lien vers le blog

Un observatoire des oiseaux de la Loire est envisagé sur Mardié : son implantation doit être réfléchie soigneusement, avec des interlocuteurs qualifiés, en fonction de toute une série d'impératifs fonctionnels et qualitatifs. Mais cette implantation doit aussi tenir compte d'un programme d'aménagement d'ensemble du domaine qui viendrait plus tard : cohérence du positionnement, partage éventuel d'équipements d'accueil, synergies et le cas échéant économies de personnel.



L'Alliance

Les années passées ont mis en évidence tous les caractères communs des projets des déviations et franchissements prévus en trois endroits sur la Loire par le Département presque simultanément, et les députés européens ont à juste raison soulevé les “effets cumulatifs” des quatre ponts envisagés. Sans pour autant négliger de combattre le Grand contournement routier, qui reste le véritable motif dissimulé de l’obstination du président Doligé à réaliser ces déviations inutiles et destructrices, MARDIÉVAL a choisi de privilégier une alliance transversale, proposée aussi aux défenseurs de Chécy/Combleux.
Notre travail en commun a bien débuté pour la préparation du programme de visite de la délégation européenne. Nous allons l’intensifier pour la mobilisation de l’UNESCO et de la Mission Val de Loire en faveur de la sauvegarde de notre patrimoine mondial ; notre communication sera aussi le plus souvent possible partagée.



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